leProjet

L’Office du Rienrisme est une idée élaborée en novembre 2019 dans le cadre du projet Médiactivism porté par les Têtes de l’Art et des partenaires européens. Pensé au cours d’une réflexion autour de la thématique “Marseille labellisée : vivre ensemble et gentrification” l’Office s’imagine comme une réponse à une volonté de contre-labellisation. Il propose une posture critique face à la marchandisation de la ville et du phénomène urbain. Comment concevoir et faire vivre un espace de résistance à la ville profitable, vitrine non plus d’elle-même, mais de ses décideurs, et de ses attributs valorisables dans une « compétition » urbaine mondiale ?

 

L’Office du Rienrisme entend produire un contre-discours issu des représentations et de l’imaginaire des habitants par la création de labels citoyens. Cette labellisation s’appuie sur un travail de production d’indicateurs et de centralisation de données. Elle réunit des informations et données utiles pour aiguiser et produire un discours critique sur la ville, telle que définie par les institutions.

 

Sa particularité est de s’appuyer sur un discours humoristique, satirique, afin de produire un autre récit sur Marseille et sa métropole. A l’origine de cette démarche, il y a une volonté de prendre le contre-pied de la course aux labels, dans un contexte de marketing territorial, de la part des institutions administratives et politiques. Ce marketing territorial réifie une image méliorative mais figée et partielle des territoires, saisis dans leur efficience touristique. Dans le cas de l’Office du Rienrisme, la dimension participative entend ouvrir le débat en permettant aux visiteurs de partager un regard sur le territoire habité, sans se soucier de l’impact marketing de ce regard. Par ailleurs, l’Office du Rienrisme se voudrait inclus dans l’écosystème local des médias citoyens et participatif.

 

L’Office du Rienrisme a pour vocation de s’atteler à analyser des problématiques criantes à Marseille à savoir : la pollution atmosphérique, le mal logement et la surveillance.

 

L’ambition est d’être en capacité d’articuler les thématiques abordées à plusieurs échelles: si ces thématiques émergent d’une vision locale, elles peuvent trouver un écho dans les initiatives de médiactivisme connues ailleurs en Europe, de préférence dans des contextes urbain.

 

Enfin, l’Office est un outil au service de la réflexion collective sur notre droit à la ville.