Marseille Capitale de la Pollution Atmosphérique

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la pollution atmosphérique tue chaque année 500 000 personnes en Europe, dont 48 000 en France.

Dans les Bouches-du-Rhône, 85 % des habitants sont exposés à des concentrations en particules atmosphériques (PM10) supérieures à la ligne directrice de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Les Bouches-du-Rhône et en particulier Marseille, apparaît comme la zone la plus polluée de la Région Sud.

Les particules en suspension, notées PM pour particulate matter, font partie des principaux indicateurs de la pollution atmosphérique. La concentration en PM10 (particules de moins de 10 micromètres de diamètre) est historiquement mesurée sur l’ensemble du territoire national par les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air.

Pollution à proximité des écoles

 

La pollution au dioxyde d’azote (NO2) atteint un niveau « illégal » à proximité de 189 écoles et crèches de l’agglomération marseillaise.

Une volonté politique ?

 

Les émissions de dioxyde d’azote (NO2) n’ont été réduites que de 5 % en dix-sept ans dans la métropole Aix-Marseille, contre plus de 20 % à Toulon ou Avignon. (en 2019)

Raisons de la pollution atmosphérique :

 

Manque de transports en commun

  Marseille ne compte que 1 129 km de lignes de bus, tramway et métro, contre 3 886 à Lyon.

Manque de pistes cyclables 

 

Marseille ne disposerait, en fonction des estimations, que de 55 à 130 km de pistes cyclables, contre 750 pour l’agglomération lyonnaise, des voies généralement segmentées et totalement inopérantes.

Le transport maritime

En Europe, la pollution de l’air du transport maritime est responsable de 50 000 à 60 000 morts par an.

France Nature Environnement est la fédération française des associations de protection de la nature et de l’environnement.
Elle est la porte-parole d’un mouvement de 3500 associations, regroupées au sein de 57 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer.

Dans un quartier résidentiel aux abords du port, l’air s’est avéré être jusqu’à 20 fois plus pollué avec une moyenne de 60 000 particules ultra-fines par centimètre cube

Mais que sont ces « particules ultra-fines » ?

Le terme englobe l’ensemble des composants solides de taille microscopique transportés par l’air. Quand les particules fines désignent des polluants dont la taille est inférieure à 10 et 2,5 microns (soit 0.01 et 0.0025 millimètres), les particules ultra-fines mesurent moins de… 100 nanomètres soit 0,01 microns ou encore 0.0001 millimètres. C’est environ la largeur de votre cheveu découpée en mille. Et plus la taille de ces particules est petite, plus elles s’infiltrent profondément dans les organismes et s’y accumulent, générant d’importants troubles de la santé.